Families

Les yeux plissés ou le regard fixe ; peaux ridées ou toute de fraîcheur ; lèvres serrées ou fendues d’un large sourire… Jean-Michel André affiche une galerie de visages, beaux de leurs différences et de leurs secrets. Qui sont-ils, ces anonymes ? Que nous disent-ils d’eux-mêmes, et que disent-ils de nous qui les regardons ? C’est toute l’énigme du portrait que le photographe nous invite à résoudre. 

Car il y a bien quelque chose de l’ordre du jeu dans cette série que Jean-Michel André a commencée dans la Caraïbe. Elle a la légèreté des rencontres imprévues. Au gré de ses voyages, le photographe pose son regard sur des passants et les invite à un face à face avec l’objectif d’un téléphone… Pas d’indication, ni de consigne de pose, juste une invitation… Et l’on est ébloui par la générosité de ces anonymes qui livrent un bout de leur âme. 

Comme par magie. Le flou envahit presque toute l’image. Seul le regard éclate de netteté, et se détache avec profondeur d’un fond le plus souvent coloré. On se laisse prendre à l’illusion d’une photographie prise à la chambre… Le « truc » de Jean-Michel André est  pourtant tout simple : cadrage frontal, lumière naturelle, hipstamatic. Pas de retouche, pas d’artifice. Juste l’espièglerie du photographe-illusionniste qui s’amuse à faire apparaître  des secrets moins lourds que ceux que trahissent ses précédentes séries.

Il n’y a pas de personnages dans les rues désertes de Maroc épuré (2009). Dans Exilés (2011), les passants sont des fantômes. Dos à la mer (2012) est un champ de ruines. Dans Families (2013), Jean-Michel André trouve refuge et nous livre l’essence de la lutte de l’homme et de ses joies.

Families

Les yeux plissés ou le regard fixe ; peaux ridées ou toute de fraîcheur ; lèvres serrées ou fendues d’un large sourire… Jean-Michel André affiche une galerie de visages, beaux de leurs différences et de leurs secrets. Qui sont-ils, ces anonymes ? Que nous disent-ils d’eux-mêmes, et que disent-ils de nous qui les regardons ? C’est toute l’énigme du portrait que le photographe nous invite à résoudre. 

Car il y a bien quelque chose de l’ordre du jeu dans cette série que Jean-Michel André a commencée dans la Caraïbe. Elle a la légèreté des rencontres imprévues. Au gré de ses voyages, le photographe pose son regard sur des passants et les invite à un face à face avec l’objectif d’un téléphone… Pas d’indication, ni de consigne de pose, juste une invitation… Et l’on est ébloui par la générosité de ces anonymes qui livrent un bout de leur âme. 

Comme par magie. Le flou envahit presque toute l’image. Seul le regard éclate de netteté, et se détache avec profondeur d’un fond le plus souvent coloré. On se laisse prendre à l’illusion d’une photographie prise à la chambre… Le « truc » de Jean-Michel André est  pourtant tout simple : cadrage frontal, lumière naturelle, hipstamatic. Pas de retouche, pas d’artifice. Juste l’espièglerie du photographe-illusionniste qui s’amuse à faire apparaître  des secrets moins lourds que ceux que trahissent ses précédentes séries.

Il n’y a pas de personnages dans les rues désertes de Maroc épuré (2009). Dans Exilés (2011), les passants sont des fantômes. Dos à la mer (2012) est un champ de ruines. Dans Families (2013), Jean-Michel André trouve refuge et nous livre l’essence de la lutte de l’homme et de ses joies.

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